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M. Hortefeux ne veut pas renoncer aux tests ADN |
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Written by News Editor
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Wednesday, 03 October 2007 |
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Beirut
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Les sénateurs se réjouissaient, mardi 2 octobre, de voir les projecteurs braqués sur eux à l'occasion de la discussion du projet de loi sur l'immigration présenté par Brice Hortefeux. L'article qui suscite cette mobilisation, autorisant le recours aux tests ADN pour les candidats au regroupement familial, ne devait cependant venir en débat que mercredi après-midi.
L'attention portée au sort de cette disposition en devient même encombrante pour M. Hortefeux. "Ma politique ne se résume pas à trois lettres, ADN", s'est défendu le ministre de l'immigration, dans son discours de présentation au Palais du Luxembourg.
Mais l'essentiel de son "job", depuis que le député (UMP) Thierry Mariani a réussi à en introduire le principe par voie d'amendement à l'Assemblée nationale, consiste à déminer le terrain. Mais la dernière version élaborée rue de Grenelle et déposée par le président (UMP) de la commission des lois du Sénat, Jean-Jacques Hyest, n'a pas suffi à lever toutes les réticences. Lors de son examen en commission, mardi matin, 18 voix se sont portées contre et autant pour, quelques providentielles abstentions, notamment du côté des commissaires de l'Union centriste-UDF, permettant d'éviter son rejet.
Ainsi l'amendement "Hyest-Hortefeux", s'il n'a pas été accepté en commission, pourra-t-il néanmoins être discuté en séance. Reste à convaincre le groupe UMP, une partie des centristes et des radicaux du RDSE de s'y ranger ou, au moins, de ne pas voter contre. Du côté de l'UMP, la plupart des oppositions, même celles qui invoquaient des raisons "éthiques", ont été levées, à une poignée d'exceptions près. Pour donner du poids à ses arguments, M. Hortefeux a donné son aval à l'amendement de la majorité sénatoriale ramenant à 1,2 smic le plancher de ressources exigé pour les candidats au regroupement familial, que les députés avaient porté à 1,33 smic.
"Le plus simple serait de renoncer à cette procédure", a bien essayé de le convaincre Hugues Portelli (UMP, Val-d'Oise). Mais, en politique, le plus simple n'est pas toujours le plus facile. |