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Irak: l'ONU invitée à jouer un rôle accru |
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Written by News Editor
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Sunday, 23 September 2007 |
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Beirut
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NEW YORK (AFP) — L'ONU a été encouragée à jouer un rôle accru en Irak, lors d'une conférence internationale samedi à New York, mais son secrétaire général, Ban Ki-moon, a souligné que les conditions de sécurité sur place devaient d'abord s'améliorer.
"L'accent a été mis par de nombreux orateurs sur le rôle clé que l'ONU peut jouer afin de promouvoir la réconciliation nationale en Irak", ainsi que "pour faciliter la coopération régionale", a déclaré M. Ban après la réunion, dans une conférence de presse avec le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki.
"Il y a eu un consensus clair sur le fait que la communauté internationale ne peut se détourner de l'Irak ou l'ignorer. Sa stabilité est notre souci commun", a-t-il ajouté. "J'envisage d'augmenter l'effectif actuel de l'ONU en Irak, nous avons du monde à Bagdad, nous pourrions augmenter celui d'Erbil (nord) et peut-être ouvrir un bureau à Bassorah" (sud), a-t-il dit.
Mais le chef de l'ONU a dû reconnaître que la situation sécuritaire en Irak laissait trop à désirer pour qu'il puisse envisager un accroissement vraiment substantiel de la présence onusienne sur place. "La sécurité s'est améliorée mais il reste beaucoup à faire", a-t-il dit, en réponse à une question sur la possibilité de mettre en oeuvre la résolution 1770 du Conseil de sécurité.
Celle-ci, adoptée en août, confère à l'ONU, "si les circonstances le permettent", un rôle accru en Irak, dans de nombreux domaines, y compris politique et diplomatique, alors que la violence persiste dans le pays. Les nombreuses tâches confiées à l'ONU par cette résolution nécessiteront inévitablement un renfort en personnel et de nombreux contacts de terrain avec la population.
Or l'ONU avait limité sa présence en Irak à 65 personnes après l'attentat d'août 2003 contre son quartier général à Bagdad, dans lequel 22 personnes avaient été tuées dont son représentant spécial, Sergio Vieira de Mello. La plupart de ces personnes vivent actuellement cloitrées à l'intérieur de la Zone Verte, en raison de l'insécurité.
Depuis l'adoption de la 1770, l'ONU a décidé de faire passer à 95 le nombre de ses personnels civils en Irak -65 à Bagdad et 30 à Erbil, dans le nord à majorité kurde. A l'époque, le syndicat du personnel de l'ONU avait envoyé une pétition à M. Ban lui demandant de ne pas augmenter ces personnels tant que la sécurité ne s'améliorerait pas.
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a tenté de rassurer. "La situation sécuritaire en Irak est difficile mais elle s'améliore", a-t-elle affirmé devant la presse. "Certainement, la sécurité du personnel de l'ONU sera une haute priorité pour nos forces et les forces multinationales", a-t-elle assuré. Elle s'est par ailleurs félicitée que la réunion ait produit "un très bon engagement de la communauté internationale à assumer un rôle élargi dans la reconstruction de l'Irak".
Pour sa part, le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a suggéré d'entamer la reconstruction de l'Irak dans le nord où les conditions de sécurité sont meilleures.Décrivant une situation "lourde de menaces", il a proposé de lancer "les premières initiatives là où les conditions de sécurité sont meilleures, par exemple, au nord du pays". "Elles pourront petit à petit essaimer dans l'ensemble du territoire", a-t-il estimé.
La réunion rassemblait l'Irak, ses voisins, les grandes puissances et les bailleurs de fonds sur les moyens de reconstruire le pays dévasté, malgré la violence persistante, les difficultés politiques et la corruption. |