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Ouverture en Grèce d'élections à l'issue incertaine |
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Written by News Editor
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Sunday, 16 September 2007 |


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ATHENES (Reuters) - Plus de neuf millions de Grecs sont appelés ce dimanche à participer à des élections jugées cruciales pour la mise en chantier de réformes économiques.
Mais le scrutin, qui a débuté à 7 heures du matin (04h00 GMT), risque d'être marqué par un désenchantement des électeurs envers les partis traditionnels et de transformer les petites formations en arbitres, y compris le parti d'extrême-droite LA.O.S. qui pourrait entrer au Parlement pour la première fois.
Fier de son bilan économique et convaincu de la suprématie de la Nouvelle démocratie, sa formation, le Premier ministre Costas Karamanlis a décidé de s'en remettre aux électeurs six mois avant la fin de son mandat.
Mais les incendies de l'été, qui ont coûté la vie à 65 personnes, et une série de scandales pourraient avoir changé la donne.
"Nous respectons les citoyens et nous leur faisons confiance. Nous participons à cette procédure démocratique avec le sourire et en toute confiance", a déclaré le Premier ministre après avoir voté à Thessalonique, dans le nord du pays.
Le leader de la petite coalition de gauche SYRIZA, Alekos Alavanos, qui a voté en Crète, s'est dit confiant dans l'issue du scrutin et se dit sûr de dépasser les 3% des voix nécessaires pour revenir au parlement. "Je pense que les citoyens de tout le pays vont fait naître aujourd'hui quelque chose de nouveau. Aujourd'hui les choses vont changer", a-t-il dit.
Si l'on en croit les sondages, ni la Nouvelle démocratie, ni le Pasok du dirigeant socialiste Georges Papandreou ne devraient obtenir la majorité absolue.
"Les gens ici se répartissent généralement entre les deux principaux partis, mais beaucoup vont voter pour de petits partis parce qu'ils sont déçus", explique Dionysis Mitrogiannis, un fonctionnaire de 52 ans, en se rendant au bureau de vote près d'Arta, dans l'ouest du pays.
RÉFORMES STRUCTURELLES
Dans les derniers sondages autorisés, publiés avant le 1er septembre, la Nouvelle démocratie devançait le Pasok d'un à deux points et aucun des deux ne disposait de suffisamment de suffrages pour former un gouvernement. Plus de dix pour cent des personnes interrogées n'avaient pas encore fait leur choix.
Costas Karamanlis, neveu du défunt homme d'Etat Constantin Karamanlis, avait nettement devancé en 2004 Georges Papandreou, fils du défunt Premier ministre Andreas Papandreou.
Karamanlis a fait savoir qu'il préfèrerait organiser un nouveau scrutin plutôt que de former une difficile coalition. Papandreou, en revanche, n'a pas exclu de coopérer avec de petites formations.
"Pour aller de l'avant (...) ce pays a besoin d'un gouvernement qui peut prendre des décisions rapides et courageuses sur les changements et les réformes", a déclaré vendredi Karamanlis dans un discours de fin de campagne.
Si aucune majorité claire ne se dégage et que les dirigeants politiques ne réussissent pas à former une coalition, de nouvelles élections devront être organisées.
Une telle perspective retarderait les réformes, notamment celle du système de retraite qui risque d'être en faillite d'ici une quinzaine d'années, notent des économistes.
Karamanlis se félicite d'avoir réduit les déficits et d'avoir créé 200.000 emplois depuis son arrivée au pouvoir, mais le taux de chômage reste supérieur à la moyenne de l'Union européenne en dépit d'un taux de croissance du PIB de 4,4% cette année.
Le Pasok a promis de réduire les impôts, d'augmenter les retraites et de consacrer au moins cinq pour cent du PIB à l'éducation, contre 3,6% actuellement.
Vingt pour cent des Grecs vivent en dessous du seuil de pauvreté et le PIB par habitant pointe à l'avant dernière position de la zone euro, devant celui du Portugal. Bruxelles prône de nouvelles réformes structurelles pour rendre la Grèce compétitive. |