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Survol de la Syrie: Israël maintient l'ambiguité |
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Written by News Editor
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Friday, 07 September 2007 |
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JERUSALEM (AFP) — Israël maintenait vendredi l'ambiguité sur un survol aérien la veille au-dessus de la Syrie, observant exceptionnellement un mutisme officiel qui alimente toutes sortes de spéculations.
Les médias israéliens ont estimé vendredi que l'armée de l'air israélienne avait effectué la veille un vol de reconnaissance au-dessus du territoire syrien, alors que les responsables officiels se refusaient à tout commentaire.
Certains analystes estimaient qu'un tel survol pourrait traduire une "volonté d'intimidation" alors que d'autres évoquaient des raisons purement militaires, soulignant la volonté d'Israël d'"éviter une escalade".
Le président de la commission de la Défense et des Affaires étrangères du parlement israélien, Tzahi Hanegbi, a déclaré de son côté aux medias qu'Israël "ne voulait pas faire monter la tension".
Des responsables militaires cités par la radio de l'armée ont écarté pour leur part le risque d'une escalade armée tout en mettant en garde contre la possibilité que Damas réagisse en encourageant des "attaques terroristes" contre des objectifs israéliens à l'étranger.
"Un tel survol, s'il a été effectivement effectué par l'armée de l'air, alors qu'il n'y avait aucune visibilité, soulève bien des questions et rassemble fort à une provocation destinée à montrer à la Syrie qu'Israël n'a rien perdu de sa force de dissuasion" après ses revers durant la guerre au Liban, estime le spécialiste militaire Reuven Pedatzur.
Selon ce chercheur, le silence total des autorités "ne fait qu'augmenter la tension" et comporte le risque d'une escalade militaire dont "aucune des parties ne veut".
En revanche l'analyste Mark Heller du centre d'études stratégiques Yaffe, de l'université de Tel aviv, estime que si l'armée de l'air israélienne a bien effectué le raid, "il ne peut s'agir que d'une opération de routine d'observation peut-être destinée à tester la défense anti-aérienne syrienne".
"Israël a toutes les raisons de s'inquiéter du renforcement de l'armement la Syrie -- ce qui ne veut pas dire pour autant que ce pays ait l'intention d'attaquer", ajoute cet analyste.
Pour le général de réserve Uzi Dayan, ancien présient du Conseil de sécurité nationale", il suffit de savoir "qu'Israël opère dans nombre d'endroits au Proche-Orient."
"En dire plus serait spéculatif et même dangereux", affirme-t-il estimant lui aussi que le silence israélien avait pour but de calmer le jeu.
L'armée israélienne avait refusé jeudi de commenter les informations en provenance de Damas.
La Syrie a annoncé que sa DCA avait tiré jeudi à l'aube sur des avions israéliens qui avaient violé son espace aérien en provenance de la Méditerranée.
Le ministre de l'Information syrien Moshen Bilal a averti que "la direction syrienne étudie avec sérieux la nature de sa riposte (...) à l'agression" israélienne.
Israël et la Syrie sont formellement en état de guerre depuis 1948 mais ont signé des accords d'armistice ou de cessez-le-feu.
Le 28 juin 2006, des avions militaires israéliens avaient survolé le palais du président Bachar al-Assad près de Lattaquié (nord-ouest).
Ces derniers mois, Israël a multiplié les déclarations apaisantes envers Damas pour réaffirmer sa volonté de ne pas déclencher de conflit armé tout en effectuant d'importantes manoeuvres, notamment sur le plateau occupé du Golan. |