|
Noriega ne sera pas extradé vers la France |
|
|
|
|
Written by News Editor
|
|
Thursday, 06 September 2007 |
Lebanon news, Lebanese radio
station , world news, music, discover Lebanon, visit Beirut, Radio sawt
Beirut
|
Un juge américain a suspendu mercredi l`extradition de l`ex-dictateur panaméen Manuel Noriega vers la France, afin de statuer sur la demande de la défense qui estime que ce pays refuserait de le traiter comme un prisonnier de guerre.
Manuel Noriega a été condamné par défaut, en France, à dix ans de prison pour blanchiment d`argent.
Le juge William Hoeveler, d`un tribunal fédéral à Miami (Floride, sud-est), a demandé aux avocats de Noriega de présenter jeudi matin des « preuves crédibles » en soutien à leurs affirmations selon lesquelles la France ne respecterait pas les Conventions de Genève sur les prisonniers de guerre et le traiterait comme un prisonnier de droit commun.
Il a indiqué que le gouvernement américain répondrait à ces arguments dans la même journée et que Noriega resterait en prison en attendant. (Angola Presse)
Qui est Manuel Noriega ?
Le général Manuel Antonio Noriega (né le 11 février 1934) est une personnalité politique du Panamá originaire d’un quartier pauvre de Panamá. Il y reste jusqu’à ses années universitaires avant de partir dans une école militaire située au Pérou. Il est recruté par la CIA dès les années 1970, et accède au grade de sous-lieutenant de la garde nationale panaméenne à son retour.
Il a été condamné par contumace en France en 1999 à dix ans d’emprisonnement pour blanchiment d’argent et à une amende de 75 millions de francs français de l’époque suite à un ordre d’extradition signé le mardi 17 juillet 2007 ; ou dans son pays où il a également été condamné à deux peines de vingt ans de prison pour le meurtre de deux opposants politiques : Hugo Spadafora, en 1985, et le commandant Moises Giroldi, en 1989.
Alertée, en 1989, par les services américains qui enquêtaient sur le recyclage de l’argent de la drogue, la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) avait signalé à la justice le fonctionnement de comptes bancaires ouverts en France par Manuel Noriega et plusieurs de ses proches.
Dès 1986, des sommes importantes ont, en effet, été déposées par le clan Noriega sa femme, deux de ses filles et les ambassadeurs du Panama en France et en Grande-Bretagne, ainsi que le consul général de Panama à Marseille sur des comptes ouverts à la BNP, au CIC, au Crédit lyonnais et au Banco do Brazil.
Un juge a gelé tous les avoirs de l’ancien dictateur, soit plusieurs dizaines de millions de francs, et a découvert que la famille Noriega avait également investi dans l’achat de trois appartements dans les quartiers chics de Paris : quai d’Orsay pour environ 15 millions de francs , quai de Grenelle et rue de l’Université.
Déposées sur un compte panaméen de la BCCI, les sommes versées à Manuel Noriega par les chefs du cartel colombien transitaient ensuite par Londres et Paris pour être, enfin, réparties au Luxembourg, en Suisse et en Autriche.
Le mandat d’arrêt international lancé, le 8 novembre 1996 par le juge Fiévet contre l’épouse de l’ancien dictateur, suspectée d’avoir participé au blanchiment de l’argent, est toujours en cours. |