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Le Fatah Al-Islam, une mystérieuse organisation djihadiste |
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Written by News Editor
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Monday, 03 September 2007 |

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Le 26 novembre 2006, un communiqué, publié dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr Al-Bared, annonce l'avènement d'un groupe djihadiste, le Fatah Al-Islam (FAI). Il affirme s'être scindé du Fatah Intifada, formation pro-syrienne elle-même issue d'une scission au sein du Fatah de Yasser Arafat en 1982.
Son credo : "L'islam est la seule voie juste pour plaire à Dieu et parvenir" à la libération de la Palestine et de Jérusalem. Son apostolat : ramener "à Dieu et à la piété les masses musulmanes" dupées par les organisations palestiniennes accusées de "corruption" et d'"asservissement aux services de renseignement arabes".
Le groupe est dirigé par le Palestinien Chaker Al-Abssi, ex-officier pilote du Fatah-Arafat, dont il s'est séparé en 1983 pour rejoindre le Fatah Intifada et au sein duquel il se serait singularisé par un tropisme intégriste exacerbé.
Accusé d'avoir combattu en Irak aux côtés d'Abou Moussab Al-Zarkaoui, ancien chef de la branche irakienne d'Al-Qaida tué en juin 2006, Al-Abssi dément. Il conteste aussi toute affiliation à Al-Qaida tout en affirmant que ceux qui, comme le FAI, suivent la voie de l'islam sont des "frères".
PRISON EN SYRIE
Al-Abssi a été condamné à mort par contumace, en Jordanie, pour l'assassinat du diplomate américain William Folley, en 1992. Il a également fait trois ans de prison en Syrie pour avoir, selon lui, tenté de "s'infiltrer en Palestine à partir du Golan". Il a toujours affirmé avoir des partisans dans les onze autres camps de réfugiés palestiniens du Liban.
Al-Abssi et ses hommes installent leur quartier général à Nahr Al-Bared, où ils s'emparent des permanences et des arsenaux du Fatah Intifada. D'après des habitants du camp, ils disposent d'importantes sommes d'argent. Et recrutent des jeunes sur place.
Un premier accrochage les oppose, en mars 2007, à des habitants. Un milicien est tué. L'intervention des notables locaux permet de contenir le conflit. Parallèlement, des tracts distribués par un groupe inconnu mettent en garde contre toute attaque visant le FAI. Ces tracts sont publiés à Aïn Héloué, autre camp du sud du pays, où les groupes islamistes sont nombreux. Leurs auteurs préviennent qu'ils riposteront "dans tous les camps du Liban".
Après l'attentat du 13 février contre deux minibus au nord de Beyrouth, l'armée libanaise impose un blocus de Nahr Al-Bared. L'arrestation de suspects a en effet révélé que le FAI est le commanditaire du double attentat. Ces suspects auraient aussi fait état de projets d'assassinats politiques et d'attentats.
Les estimations portant sur les effectifs du FAI étaient alors de 200 à 300 miliciens. Ce chiffre devra vraisemblablement être revu à la hausse. |