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Débarrassons-nous du traumatisme du Liban | Débarrassons-nous du traumatisme du Liban |
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| Written by Zara Edit | |
| Tuesday, 01 August 2006 | |
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Quand la première Guerre mondiale éclata, Winston Churchill, qui était le ministre de la Marine, espérant contourner la guerre d'usure des tranchées en France, lança le plan d’atterrissage dans le détroit de Dardanelles et la campagne de Gallipoli. La campagne, qui débuta en février 1915 et qui se poursuivit jusqu’au retrait des forces britanniques à la fin de cette même année, se solda par 250 000 pertes humaines. Elle fut un fiasco complet et la réputation de Churchill prit un sacré coup, à la suite de quoi, il fut exilé dans le désert politique pour de longues années. Il est fort probable que presque 30 ans plus tard, quand, en tant que Premier ministre pendant la Deuxième guerre mondiale, il s'opposa tout d’abord au plan de débarquement en Normandie, il fut influencé par le souvenir traumatisant de la campagne de Gallipoli. Heureusement qu’en fin de compte, c’est l’avis de Franklin Roosevelt qui l’emporta. De même, l’entrée d’Israël au Liban marqua la réputation d’Ariel Sharon, et l’avait expédié dans le désert politique pour de nombreuses années, laissant en arrière le souvenir traumatisant «du marécage libanais» Sans aucun doute, les souvenirs traumatisants de la présence de Tsahal au Liban de 1982 à 2000, hantaient le gouvernement quand il décida tout d’abord de limiter la riposte d'Israël à la provocation du Hezbollah. «Nous ne nous laisserons pas entraîner une fois de plus dans le marécage libanais !» répétèrent inlassablement nos dirigeants, voulant croire que le travail pourrait être fait proprement et de manière ordonnée, par l’aviation. Le chef du Hezbollah, Hassan Nassrallah, qui connaît semble-t-il fort bien la société israélienne, ses craintes et ses doutes, annonça que ses combattants réserveraient un accueil particulier aux soldats de Tsahal qui se hasarderaient à pénétrer au Liban. Israël répondit qu’il ne se laisserait pas entraîner dans ce piège et que l’Armée de l’Air saurait s’en tirer toute seule. Ainsi, durant plus de deux semaines, l’Armée de l’Air a bombardé le Liban, pendant que le Hezbollah tirait chaque jour en moyenne une centaine de roquettes sur les villes et les villages au nord d’Israël, maintenant un million d’Israéliens dans les abris et forçant certains habitants à abandonner leurs maisons. Conclusion indéniable, Nasrallah s’y connaît en guerre psychologique. Il n'existe vraisemblablement pas de meilleure Force que l’Armée de l'Air israélienne, mais il aurait du être clair, dès le début, qu’il serait impossible de la laisser se débrouiller seule pour faire cesser les tirs de roquettes. La suppression des tirs de roquettes doit être le premier objectif de Tsahal dans cette guerre. Non seulement pour protéger des civils israéliens, mais aussi parce que le monde arabe mesurera les résultats de cette guerre en fonction de l’aptitude d’Israël à faire cesser les attaques du Hezbollah et les tirs de roquettes. L'accomplissement des objectifs du gouvernement, l'affaiblissement du potentiel militaire du Hezbollah et l’éloignement des terroristes du Hezbollah du Sud Liban dépend de cela. Par contre, si la situation permet à Nassrallah de sortir victorieux, cela risque d’avoir de fâcheuses conséquences sur Israël et sur l’ensemble du Moyen-Orient. Si l'Armée de l’Air ne réussit pas seule à supprimer les attaques de roquettes, les forces terrestres, avec le concours de l’aviation, y parviendront-elles ? Quand les forces de Tsahal arriveront dans les secteurs à partir desquels les roquettes sont tirées sur le nord d’Israël, les attaques diminueront considérablement. Tsahal ne nous dit pas quel pourcentage sur la centaine de roquettes tirées chaque jour sur Israël, sont tirées à partir du Sud Liban et quel pourcentage des roquettes en possession du Hezbollah ne pourront atteindre Israël, si elles sont tirées à partir de territoires situés plus au nord. Je suis sûr que cette information, que détient certainement Tsahal, indique que l'entrée des forces terrestres au Liban, réduirait considérablement le nombre de roquettes sur Israël. C‘est exactement pour cette même raison que le freinage de la menace des roquettes, ne perdra pas de son efficacité, même si le Hezbollah garde une partie de son arsenal et s’il lui reste quelques roquettes pouvant atteindre Israël à partir de secteurs plus éloignés. De plus, il est beaucoup plus facile de repérer et de détruire par des bombardements aériens, des missiles lourds et de longue portée et leurs rampes de lancement, que de détruire des roquettes de plus courte portée. Les forces terrestres de Tsahal, avec le concours de l’aviation, sont-elles capables de superviser le Sud Liban ? Tsahal est supérieur en nombre et en matériel aux milliers de terroristes du Hezbollah, cela ne fait aucun doute. Alors pourquoi n’entreprenons-nous pas une opération de cette envergure ? Le souvenir obsessif du «marécage du Liban» ne lâche semble-t-il pas ceux qui doivent prendre les décisions qui s’imposent. Il est peut être difficile d’effacer cette période de notre mémoire, mais elle ne doit en aucun cas influer sur les décisions du gouvernement dans le cadre de cette guerre qui est tellement vitale pour l’avenir de l’Etat d’Israël. |
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