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L'UE se contentera d'appeler Israël et le Liban à la retenue | L'UE se contentera d'appeler Israël et le Liban à la retenue |
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| Written by Zara Edit | |
| Monday, 17 July 2006 | |
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L'Union européenne devrait se contenter d'appeler les protagonistes du conflit au Proche-Orient à la retenue sans demander un cessez-le-feu, faute de consensus pour aller plus loin, à l'instar du G8.
Les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Cinq se réunissent à Bruxelles alors que, tant dans les territoires palestiniens qu'au Liban, la violence ne cesse de monter, Israël répliquant de plus en plus durement aux tirs de roquettes et autres opérations menées par des milices islamistes. Le Premier ministre, Dominique de Villepin, se rend d'ailleurs lundi à Beyrouth, à la demande de Jacques Chirac, pour y rencontrer son homologue libanais Fouad Siniora. Il est accompagné par le chef de la diplomatie française, Philippe Douste-Blazy, qui ratera donc la réunion bruxelloise. Mais l'UE n'est pas prête à aller plus loin que G8, le groupes des huit pays les plus industrialisés, qui a publié dimanche une déclaration à Saint-Pétersbourg. Le document préparé pour les ministres sur le Liban appelle les deux parties "à la retenue", "condamne l'enlèvement de deux soldats israéliens" par le Hezbollah libanais et demande "l'arrêt des attaques sur les villes israéliennes". "Tout en reconnaissant les préoccupations de sécurité d'Israël et son droit légitime à l'autodéfense, l'UE appelle Israël à ne pas agir d'une manière disproportionnée et avec des mesures contraires au droit humanitaire international", peut-on lire dans ce texte qui est calqué sur celui du G-8. Pour Bernard Bot, le ministre néerlandais des Affaires étrangères, c'est logique, puisqu'il est "équilibré". SITUATION "DANGEREUSE" "Nous devons considérer la situation des deux côtés, tout comme le G8", a-t-il déclaré à son arrivée à la réunion. Nombre de pays estiment que l'UE devrait aller "plus loin", selon les mots du Luxembourgeois Jean Asselborn. Outre le Luxembourg, on trouve dans ce camp l'Espagne, la Belgique, l'Irlande, Chypre, Malte, la Suède et la Finlande, même si ce dernier pays, qui assume la présidence de l'UE pour l'instant, est lui aussi contraint à une certaine retenue. "Nous devons tous envoyer le message que c'est dangereux non seulement pour beaucoup de personnes qui souffrent dans la région, pas seulement pour le gouvernement libanais (...), mais c'est aussi très dangereux pour la stabilité régionale", a dit le ministre suédois des Affaires étrangères, Jan Eliasson. Mais le mot "cessez-le-feu", dont ne veut pas Israël dans la mesure où cela mettrait les attaques du Hezbollah sur le même plan que ses représailles au Liban, ne devrait pas apparaître. L'Allemagne, la Grande-Bretagne et la république tchèque ont, selon des diplomates, bloqué l'adoption d'un texte plus dur pour les autorités israéliennes pour les mêmes raisons. "Il est de la plus haute importance que nous parvenions à une désescalade de la situation", a déclaré la commissaire européenne aux Affaires étrangères. "Et cela signifie qu'à la fin, nous devons avoir un cessez-le-feu". De même, l'idée du déploiement d'une nouvelle force militaire internationale dans le sud du Liban pour surveiller la région frontalière ne figure pas dans le projet de déclaration. "Je ne pense pas que nous en soyons déjà à ce stade. Nous sommes au stade où nous voulons être certains que le Hezbollah n'est pas déployé à notre frontière nord", a dit lundi Miri Eisin, porte-parole du gouvernement israélien. |
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| Last Updated ( Monday, 17 July 2006 ) |
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