|
Troisième Conseil de modernisation des politiques publiques, ce mercredi. A la manoeuvre, le président de la République, bien décidé à faire des économies, à la justice, aux affaires étrangères, dans les territoires et à la culture.
Pour la troisième fois, ce mercredi, Nicolas Sarkozy préside un Conseil de modernisation des politiques publiques, un exercice à la fois destiné à réformer l'Etat et à faire des économies. 72 nouvelles mesures sont prévues au programme de cette fournée. Elle concernent notamment: - la justice. Des indicateurs vont être créés pour mesurer la productivité quantitative des juges (pourquoi la même décision nécessite un mois ici et six là); les mesures alternatives à l'incarcération vont être accélérées (bracelet électronique, etc.); les miradors des prisons (coûteux et anxiogènes pour les gardiens) seront supprimés. Afin de désengorger la justice, les contrats entre entreprises devront, au-delà d'un certain montant, prévoir, en cas de conflit, le recours préalable à d'autres voies. Sinon, ils seront caducs. - Les affaires étrangères. Les missions des ambassades seront rédéfinies et, pour certaines, allégées. - L'organisation territoriale de l'Etat est très sérieusement concentrée: il n'y aura plus que 5 directions départementales (rectorat, finances publiques, territoires, protection des populations, cohésion sociale) au lieu d'une vingtaine en moyenne actuellement. - La culture. Les architectes des bâtiments de France seront mis en concurrence. Reste à rendre ces économies effectives... L'ensemble des mesures fait désormais l'objet d'un tableau de bord, avec un calendrier de mise en oeuvre et une surveillance de celle-ci. Mais, en admettant que l'application soit strictement conforme aux objectifs, les gains financiers à attendre pour l'Etat sont limités: au total, depuis le début de la RGPP (révision générale des politiques publiques), 175 milliards d'euros ont été audités, permettant de dégager 8 milliards d'euros d'économies, soit 4,5%. |