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L'opposition tente de s'organiser au Pakistan |
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Written by News Editor
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Tuesday, 06 November 2007 |

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ISLAMABAD (Reuters) - Les partis d'opposition pakistanais vont discuter ce mercredi des moyens d'obtenir la levée de l'état d'urgence imposé samedi par le président Pervez Musharraf alors que dans le monde, l'arrestation d'un nombre croissant d'avocats et d'opposants politiques suscite la désapprobation.
Benazir Bhutto, dirigeante de l'opposition, a déclaré que la communauté internationale devait dire à Musharraf qu'il doit revenir sur l'imposition de l'état d'urgence.
"S'il ne le fait pas, alors je crois que la communauté internationale doit choisir entre le peuple pakistanais et lui", a dit Bhutto dans une interview à la chaîne britannique Channel 4 News.
Bhutto, arrivée mardi à Islamabad, doit rencontrer mercredi les dirigeants de partis plus petits, bien que plusieurs d'entre eux soient incarcérés.
L'Union européenne s'est jointe aux Etats-Unis pour appeler Musharraf à tenir sa promesse de quitter ses fonctions de chef des armées, de rétablir les libertés civiques et d'organiser des élections en janvier prochain.
Le Commonwealth a de son côté convoqué une réunion ministérielle extraordinaire, la semaine prochaine à Londres, afin de discuter de l'état d'urgence au Pakistan.
Washington a fait savoir qu'il reverrait son aide au Pakistan, qui a atteint près de 10 milliards de dollars depuis les attentats du 11 septembre 2001.
Mais les Etats-Unis n'ont pas encore clairement défini leur attitude face à une puissance nucléaire, en première ligne de la lutte contre Al Qaïda et les taliban.
Sean McCormack, porte-parole du département d'Etat, a déclaré que les lois conditionnant l'aide militaire au Pakistan seraient respectées et que Washington réexaminait des programmes d'aide à la lumière de ces lois.
Il a toutefois ajouté: "Je ne pense pas que quiconque s'attende à ce que le président ou le gouvernement prenne une mesure qui puisse rendre les Etats-Unis moins sûrs ou puisse réduire notre capacité à combattre le terrorisme".
INSTABILITE
Une porte-parole de la Maison blanche a déclaré que George Bush n'avait pas téléphoné à Musharraf depuis qu'il a imposé l'état d'urgence et il a qualifié cette initiative d'"erreur".
La décision de Musharraf risque d'accroître l'instabilité au Pakistan, font valoir ses détracteurs.
Benazir Bhutto a déclaré que des activistes avaient pris le contrôle de zones tribales frontalières de l'Afghanistan, ce qui fait redouter un morcellement du pays sous le contrôle de chefs de guerre.
"Dieu seul sait ce qui adviendrait de nos armes nucléaires dans un tel scenario", a-t-elle dit.
Des centaines de militants de l'opposition ont été arrêtés, en particulier des membres du parti de l'ancien Premier ministre Nawaz Sharif et de groupes islamistes, mais les partis politiques n'ont pas appelé jusqu'ici leurs partisans à descendre dans la rue.
A ce stade, le mouvement de contestation a eu pour fer de lance les avocats, ulcérés par le limogeage de juges connus pour leur indépendance et notamment du président de la Cour suprême, Iftikhar Chaudhry, assigné à résidence à Islamabad.
Des centaines d'avocats ont été arrêtés lundi au cours d'accrochages avec la police, mais les manifestations de mardi ont été plus limitées.
Bhutto, rentrée d'exil le mois dernier, a condamné l'état d'urgence qu'elle a qualifié de "mini loi martiale" et elle a annoncé son intention de discuter avec les autres dirigeants politiques des moyens d'abroger la suspension de la Constitution décidée par Musharraf.
Mais si elle veut se rapprocher de Sharif, elle devra surmonter la méfiance qu'elle a éveillée en négociant avec Musharraf, avant la proclamation de l'état d'urgence.
Elle a expliqué que ses discussions avec Musharraf, qui s'est emparé du pouvoir en 1999 après avoir renversé Sharif, lequel vit depuis en exil, avaient pour but de pousser Musharraf à respecter sa promesse de tenir des élections libres et honnêtes. |