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Rice veut dissuader la Turquie d’intervenir en Irak |
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Written by News Editor
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Friday, 02 November 2007 |
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Beirut
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Une visite sera entamée ce vendredi par la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, à Ankara dans l’objectif de mettre fin aux tensions entre la Turquie et les séparatistes kurdes.
La secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, se rendra à Ankara dans l’objectif de pouvoir désamorcer la crise ainsi que les tensions qui ne cessent de se renforcer sur les frontières entre l’Irak et la Turquie. En effet, jeudi, Ankara annonçait son plan visant la mise en place de mesure de «rétorsion» contre les kurdes d’Irak accusés d’abriter des rebelles Kurdes. Ali Babacan, ministre turc des Affaires étrangères, a, de même, indiqué que toute incursion en territoire irakien visant la capture des rebelles kurdes ne peut être considérée comme une invasion. La mission de Mme Rice sera donc d’éviter Ankara de passer aux actes. Puisque la Turquie a formulé des menaces visant Bagdad si les autorités irakiennes et Washington même n’empêchaient pas les attaques des séparatistes kurdes.
M. Babacan a également fait part de l’impatience d’Ankara qui n’a «plus de temps à perdre». «Nous voulons parler de mesures concrètes», a-t-il annoncé lors d’une conférence de presse. En parallèle, le chef de la diplomatie turque a indiqué que «toutes les options étaient sur la table» en parlant des bases du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) en Irak.
Par ailleurs, M. Babacan a souligné que les entretiens, de ces vendredi et samedi, avec Mme Rice sont décisifs aux yeux d’Ankara, et qu’ils sont de nature à «déterminer» l'attitude d'Ankara à l'égard du PKK.
Autre polémique, celle annonçant que la Turquie aurait «fermé son espace aérien aux vols civils à destination du Kurdistan irakien». Cette information, annoncée par une chaîne de télévision locale, a été vivement démentie par le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. Toujours est-il, M. Babacan n’exclut pas la chose. «Il y a eu dans le passé des restrictions temporaires de vols pour des raisons techniques, il peut y en avoir dans l'avenir», a-t-il souligné devant la presse. Ainsi, Ankara vise à présent de «convaincre Washington de l’opportunité de sévir contre le PKK en Irak», soutient l’AFP. «Cette position devrait être soutenue par M. Erdogan lors de son entretien avec le président américain George W. Bush à la Maison-Blanche le 5 novembre. A Washington, un porte-parole du Pentagone a déclaré mercredi que les Etats-Unis fournissaient à la Turquie des renseignements sur les positions des rebelles kurdes le long de la frontière entre les deux pays », ajoute la même source. |