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Nucléaire iranien : l'escalade verbale de Dick Cheney |
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Written by News Editor
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Monday, 22 October 2007 |
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Beirut
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Les Etats-Unis ne laisseront pas l'Iran se doter de l'arme nucléaire, a averti, dimanche 21 octobre, le vice-président américain, Dick Cheney. "Le régime iranien doit savoir que s'il maintient sa politique actuelle, la communauté internationale estimera que c'est lourd de conséquences", a dit M. Cheney, le chef des "faucons" au sein de l'administration Bush, dans un discours prononcé devant le Washington Institute for Near East Policy à Lansdowne, en Virginie.
Notre pays et l'ensemble de la communauté internationale ne peuvent pas rester les bras croisés alors qu'un Etat qui soutient le terrorisme est en train de mettre en œuvre ses ambitions les plus agressives", a martelé M. Cheney. La terminologie employée par Dick Cheney rappelle celle qu'il avait utilisée avant la guerre en Irak. Ainsi, en 2002, il déclarait que Saddam Hussein devrait faire face à de "graves conséquences" s'il ne détruisait pas ses armes de destruction massive présumées, qui n'ont en fait jamais été trouvées.
L'INGÉRENCE IRANIENNE EN IRAK
A propos de l'Irak, M. Cheney a assuré que les Etats-Unis "achèveraient la mission afin qu'une nouvelle génération d'Américains n'ait pas besoin d'y retourner pour le faire". Dick Cheney a estimé que le but ultime de l'Iran était de s'assurer la suprématie au Moyen-Orient et de saper la majorité chiite de l'Irak, qui pourrait lui contester ce statut. Il a de nouveau accusé Téhéran d'ingérence en Irak et souligné qu'un Proche-Orient plus pacifique supposait une attitude responsable des Etats de la région, à commencer par le respect de la souveraineté des pays voisins. Si l'on retient ces principes, "il apparaît immédiatement que le gouvernement de l'Iran est très loin du compte et constitue un obstacle de plus en plus grand à la paix au Proche-Orient", a dit M. Cheney. Il a également accusé la Syrie d'utiliser "la corruption et l'intimidation" pour tenter d'enrayer le processus de l'élection présidentielle au Liban.
Ces propos ont été considérés comme une nouvelle escalade d'un discours nourrissant les craintes d'une guerre américaine contre l'Iran. Le Conseil de sécurité des Nations unies a déjà voté trois résolutions – dont les deux dernières assorties de sanctions – réclamant de l'Iran l'arrêt de son programme d'enrichissement d'uranium, sans succès. Téhéran refuse obstinément de suspendre son enrichissement d'uranium, ce qui l'expose au risque d'une troisième résolution du Conseil de sécurité des Nations unies comportant des sanctions.
Les grandes puissances ont décidé d'attendre la remise, en novembre, des rapports du haut représentant de l'Union européenne pour la politique extérieure, Javier Solana, et du directeur de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique), Mohammed ElBaradei, avant d'engager éventuellement le travail sur une nouvelle résolution. En cas d'action militaire des Etats-Unis, l'Iran a averti qu'il n'hésiterait pas à viser en représailles les bases des forces américaines en Irak et en Afghanistan. |