|
Attentat à l'explosif près du camion de Benazir Bhutto |
|
|
|
|
Written by News Editor
|
|
Friday, 19 October 2007 |

Lebanon news, Lebanese radio
station , world news, music, discover Lebanon, visit Beirut, Radio sawt
Beirut
Book Hotels to
Lebanon and the middle east , Europe, America for a very cheap prices
Mobile contents, ring
tones, games, wallpapers , backgrounds and more..
|
L’attentat de jeudi soir à Karachi pourrait être l’attentat le plus meurtrier jamais enregistré au Pakistan. Au moins 133 personnes sont mortes dans un attentat suicide qui visait un immense cortège de l'ex-Premier ministre du Pakistan, Benazir Bhutto, de retour après huit ans d'exil. Et ce bilan, revu à la hausse vendredi matin, risque encore de s’alourdir. Au moins 400 personnes ont été blessées.
Toute la journée, entretiens, analyses, diaporamas, sur les conséquences de cet attentat.
Des partisans de Bhutto, sonnés, trébuchent en tentant de s'éloigner des lieux ou en cherchant des proches. Certains aident des survivants ensanglantés à monter dans des minibus qui se ruent ensuite vers les hôpitaux. «Les explosions ont atteint deux véhicules de police qui escortaient le camion transportant Benazir Bhutto. La cible était le camion», a déclaré Azhar Farooqui, chef de la police de Karachi. «Il y a eu deux puissantes explosions», raconte un témoin à l’AFP, comme le montre aussi ces images diffusés par Reuters.
«J'ai vu Benazir, des membres du parti l'aidaient» à sortir du camion, poursuit ce témoin, ajoutant: «Elle avait l'air en état de choc et ils l'ont fait monter dans une voiture». Selon l’AFP, la première explosion serait celle d’une grenade, suivie de peu par l'explosion d'une bombe très puissante qu'un kamikaze portait sur lui, selon plusieurs sources policières, «à quelques mètres de l'avant» du camion blindé de Bhutto. La télévision pakistanaise Dawn raconte que le kamikaze aurait courru dans la foule en criant «Bombe, bombe», pour créer un mouvement de panique et s'approcher ainsi du véhicule qui transportait l'ancienne Première ministre pakistanaise.
Billes et clous
Selon les autorités, le bilan est lourd «parce que la bombe était bourrée de sortes de billes et de clous dont la projection est extrêmement dévastatrice, surtout dans un espace où la foule était aussi compacte». Bhutto avait déjà passé neuf heures à défiler dans les rues de Karachi, sous les vivats d'au moins 250.000 sympathisants venus l'accueillir pour son retour après huit années d'exil.
Par chance pour elle, l'ancien Premier ministre venait de quitter le toit du poids-lourd, où elle était à découvert, pour se reposer dans le container du camion, aménagé pour cela et blindé. Des extrémistes liés à Al Qaida avaient menacé de l'assassiner si elle revenait au Pakistan. En descendant de l'avion, Benazir Bhutto a salué ses supporters et fait un premier discours: «Je me sens bien. J'ai compté les heures, les minutes et les secondes, avant de voir cette terre, ce ciel, cette herbe.» |