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Queen Mary: la passerelle n'aurait pas été prévue pour du public |
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Written by News Editor
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Tuesday, 09 October 2007 |
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Beirut
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SAINT-NAZAIRE, Loire-Atlantique (Reuters) - La passerelle qui s'est effondrée en 2003 lors d'une visite du chantier du Queen Mary II, faisant 16 morts, n'était destinée qu'à "l'embarquement de colis", a affirmé un responsable de Endel, assembleur de la structure.
"Si la demande des Chantiers de l'Atlantique avait mentionné l'utilisation de la passerelle par du public, j'aurais tout de suite arrêté", a assuré Fabien Bernal, ancien responsable de l'agence Endel de Saint-Nazaire, au deuxième jour du procès de la catastrophe devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).
Nous ne maîtrisions pas les normes imposées pour cet usage. Nous aurions alors délégué ce genre de prestations à un de nos partenaires", a-t-il ajouté.
"Cette passerelle était un accès provisoire, destiné à un usage strictement professionnel", a renchéri Thierry Franck de Préaumont, PDG de cette filiale de Suez spécialisée dans les structures échafaudées.
"Elle ne devait servir qu'à l'embarquement de colis, sur des transpalettes manuels ou électriques, et au déchargement des bennes de déchets", complète Olivier Chauveau, ex-responsable du bureau d'études Echaufaudages de l'agence.
"Ma première réaction, quand j'ai appris la nouvelle, a été de me dire: 'Mais que faisaient-ils là ?'. Cette passerelle n'était pas faite pour cela", répond-il au président du tribunal, qui l'interroge.
VICE DE CONCEPTION
A un avocat des parties civiles, qui lui fait remarquer que "2.500 ouvriers du Queen Mary II étaient susceptibles d'emprunter la passerelle pour aller travailler", Olivier Chauveau répond que "le comportement des visiteurs et des salariés n'est pas du tout le même".
"Si deux groupes d'employés avaient voulu monter en même temps, l'un des deux aurait attendu à quai", affirme-t-il.
Le 15 novembre 2003, deux groupes de visiteurs se trouvaient sur la passerelle d'accès au Queen Mary II. Ils s'étaient alors tous déportés sur la droite, pour laisser passer 26 salariés venus dépoussiérer les armoires électriques du paquebot. Au total, 45 personnes étaient tombées dans le vide, 16 devant trouver la mort.
Les dirigeants des Chantiers de l'Atlantique, qui estiment que l'effondrement est dû à un vice de conception de la passerelle, doivent s'exprimer mercredi devant le tribunal correctionnel.
Le procès, qui a débuté lundi, doit se terminer le 23 octobre. Le jugement sera rendu " dans quelques mois ", a fait savoir Alain Le Dressay, le président du tribunal. |